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Prise en charge médicale

La prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH ou de celles, enfants comme adultes, les plus exposées au risque de transmission, recouvre une large panoplie de services et représente un enjeu fondamental aujourd’hui et dans les années à venir, tant pour le maintien en bonne santé des personnes déjà infectées que pour la diminution du nombre de nouvelles infections.

Elle doit s’adapter à :
- tous les stades de l’évolution du VIH (primo-infection, suivi au long cours,…),
- à tous les âges du patient (chaque période de vie ayant ses spécificités, du nourrisson à la personne âgée),
- et à tous les contextes, de ceux bénéficiant des derniers traitements de pointe à ceux où l’accès aux premières lignes de molécules n’est pas encore acquis.

Pour envisager un jour un accès universel aux traitements antirétroviraux (ARV), il s'agit non seulement d'atteindre au moins l'objectif fixé par l'ONUSIDA de 15 millions de personnes sous traitement d'ici à 2015, mais également de maintenir en bonne santé celles qui en bénéficient déjà.

Au delà de la question déjà épineuse de la disponibilité et du coût de ces ARV, de l'accès élargi aux génériques pour les deuxièmes et troisièmes lignes, et aux formes galéniques adaptées pour les enfants, il s'agit également de disposer d’équipements et de réactifs permettant d'assurer le suivi biologique des patients, notamment pour la mesure des CD4 et de la charge virale. Si le premier examen devient de plus en plus accessible, géographiquement et financièrement, y compris en zone décentralisée, il n'en est pas de même pour la charge virale, examen encore trop cher et souvent disponible uniquement en capitale dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne.
Ces deux examens représentent pourtant les marqueurs les plus fiables de l’évolution naturelle du VIH et constituent par ailleurs un outil précieux, tant pour le médecin que pour le patient, pour vérifier ou confirmer l’efficacité des médicaments.

L’accompagnement vers la meilleure observance thérapeutique possible des traitements est également l’un des piliers du suivi médical, et se réalise en articulation et en complémentarité avec le travail mené, dans de nombreux pays, par les membres des équipes non médicales, tels que les conseillers psychosociaux, les accompagnateurs ou médiateurs de santé, acteurs clés dans le suivi des personnes vivant avec le VIH.

Le diagnostic et le traitement, lorsque ce dernier s’avère possible, des coïnfections (tuberculose, hépatites, ...) et comorbidités (cancers, …) liées au VIH font par ailleurs partie intégrante de la prise en charge médicale obligeant les médecins à continuellement remettre à jour leurs connaissances et à appréhender les patients dans leur globalité au delà de leur seule infection à VIH.

Les recommandations portant sur le suivi médical des personnes vivant avec le VIH sont régulièrement remises à jour, soit au niveau international, comme le fait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ou au niveau national, de manière adaptée au contexte et aux moyens disponibles. Ces dernières sont en général rédigées sous l’égide des Ministères de la Santé et des Conseils Nationaux de Lutte contre le sida (CNLS) et deviennent des outils de référence pour la pratique quotidienne des médecins impliqués dans le suivi des patients.

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