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Mobilisation des Ressources

Pour mener à bien vos activités et faire fonctionner votre association, vous avez besoin de ressources financières. Ces ressources doivent être considérées avant tout comme des moyens d’action, et ne sont pas des fins en soi.

Elles peuvent être de plusieurs types :

  • Dons financiers (ponctuels ou réguliers)
  • Legs (don fait par testament)
  • Prêts
  • Recettes d’activités génératrices de revenus au bénéfice de l’association, ou de prestations de services (par exemple : formations)
  • Cotisations / droits d’adhésion
  • Subventions annuelles
  • Subventions pluriannuelles

Il est important de diversifier autant que faire se peut ces différents types de ressources financières pour vous permettre de gagner en liberté d’action et en sécurité face aux aléas chez les partenaires.

Plusieurs types d’organismes peuvent être sollicités pour obtenir ces ressources financières :

  • Organismes privés : entreprises, fondations, ONG, associations professionnelles…
  • Organismes publics : collectivités territoriales, ministères, agences de développement, ambassades…
  • Organismes multilatéraux : Fonds Mondial, Banque Mondiale, agences des Nations Unies…
  • Particuliers / donateurs

Une veille permanente est nécessaire pour vous permettre de connaître les calendriers ou les procédures de ces organismes, sachant que ceux-ci peuvent évoluer dans le temps. Cela va vous demander anticipation, proactivité et réactivité dans la prospection et les contacts avec les partenaires potentiels, mais également dans le suivi des ressources, une fois que celles-ci auront été obtenues.

Pour obtenir ces ressources financières, vous pouvez, entre autres :

  •  Répondre à un appel à projets ou appel d’offres
  • Négocier un partenariat
  • Envoyer une demande spontanée
  • Organiser une initiative de collecte ou de récolte de fonds
  • Solliciter vos membres et mettre en place un système de suivi de l’entrée des cotisations statutaires
  • Proposer vos services contre une rémunération
  • Mettre en place une activité génératrice de revenus

Bien que les bailleurs de fonds soient une source majeure de ressources financières, les associations ont souvent des idées reçues concernant ces ressources et les bailleurs eux-mêmes.

Peut-être vous retrouvez-vous dans certaines de ces idées reçues ?

« Je ne parle pas d’autres langues, il est impossible pour moi de rentrer en contact avec des bailleurs non francophones ! »

# Faux ! Les bailleurs attirent un personnel international et multilingue, donc il est fort probable que même chez un bailleur américain, allemand, néerlandais, espagnol, etc., qui intervient dans un pays francophone, au moins une personne dans le staff aura un minimum de notions en français. Ceci peut suffire pour rentrer en contact ; ne laissez pas l’absence de connaissances en anglais ou en d’autres langues vous empêcher de nouer des liens avec des bailleurs non francophones.

« Pour pérenniser mes activités dans la durée, il faut que je trouve des financements pérennes »

# Faux ! En réalité, il n’existe pas de financements pérennes, c’est-à-dire, qui perdurent indéfiniment. Tout bailleur rencontre des hauts et des bas qui peuvent influer sur les montants de leurs enveloppes de redistribution et sur leur stratégie au fil du temps. Si un financement ne peut pas être pérenne, c’est en revanche le partenariat qui peut l’être : en gardant des liens au-delà d’un financement spécifique, vous pourrez être mieux placé pour suivre le bailleur dans ces hauts comme dans ces bas.

« Les bailleurs n’aiment pas financer les frais de fonctionnement »

# Faux ! Ou plutôt : il n’y a pas de règle précise en la matière. Certains bailleurs acceptent les frais de fonctionnement sans limite, d’autres les prennent en charge dans la limite d’un pourcentage établi, et d’autres encore n’accepteront pas ce genre de dépense. Le plus important est de connaître les politiques de vos partenaires : posez-leur la question de façon explicite, et profitez des bailleurs qui prennent en charge le fonctionnement sans limites pour sécuriser des salaires et d’autres frais généraux.

« Les bailleurs veulent avoir leurs propres projets, il est donc conseillé de ne pas avoir de co-financements dans un budget soumis à un bailleur »

# Faux ! Les co-financements sont un gage de pérennité d’une action ou d’un projet ; plus il y a de co-financements, moins grand est le risque d’arrêt des activités en cas de désistement d’un partenaire. Avoir des co-financements renvoie un signe de crédibilité aux bailleurs, et vous protège aussi en cas de retard dans les décaissements, de difficultés financières ou de réorientations stratégiques des bailleurs.

« Le bailleur me dit de faire quelque chose, je suis donc obligé de le faire, même si je ne suis pas d’accord avec l’action »

# Faux ! Chaque association est libre de choisir sa propre voie de développement, et les bailleurs doivent soutenir ces décisions et orientations, non pas les définir ou imposer. Certes, vous avez besoin de ressources pour mener à bien vos activités, mais rechercher des financements ne doit pas vous amener à renier vos valeurs et à compromettre votre vision. L’approche du bailleur doit être en cohérence avec votre projet associatif, et non l’inverse. Certains bailleurs sont même à la recherche de partenaires qui oseront dire « non » quand une exigence devient trop lourde, car cette ouverture leur permettra aussi d’améliorer leurs soutiens aux associations. Et si un bailleur insiste dans ces exigences, même si vous exprimez votre désaccord, peut-être faudrait-il mieux chercher d’autres partenaires qui vous respectent plus.

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